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Cinquantenaire de l’ATALA, 23 juin 2009, La Sorbonne

PALLIACOM - Ecrire la langue avec des pictogrammes

Démonstration Télécom-Bretagne

PROJET TECSAN ANR-CNSA DE "COMMUNICATEUR MULTIMODAL"

Une impossibilité de parler peut résulter de certains accidents de la vie. On tente alors d’établir une communication par écrit. Cependant, l’écriture alphabétique habituelle peut aussi poser problème, en particulier dans le cas de l’apprentissage de leur langue par les très jeunes enfants, mais aussi par ceux qui n’ont pas, ou plus, pu apprendre la lecture de l’écriture alphabétique. L’enjeu linguistique est important : faut-il privilégier la communication, quelle qu’elle soit (SMS, mots-clés, phrases approximatives, ...), ou bien susciter un apprentissage le meilleur possible, afin de donner aux personnes la communication la plus riche et la plus exacte, qui permet une bonne intégration sociale ? L’idée de substituer aux mots la représentation de ce qu’ils désignent vient très vite à l’esprit. Mais c’est oublier ce qu’est une langue : il ne suffit pas d’aligner des images « de choses » pour pouvoir s’exprimer. La langue permet de représenter le concret et le spatial, mais aussi le temps, les modalités, l’imaginaire, les émotions, ... Dessiner des entités se révèle bien insuffisant. Faut-il alors inventer une nouvelle langue ou une nouvelle écriture ? Une nouvelle langue suppose de créer une nouvelle communauté linguistique, ce qui n’est pas le but recherché. C’est bien une nouvelle écriture de la langue qu’il faut viser pour pouvoir communiquer avec tous. Que représentent alors les pictogrammes ? Des mots, des phrases, des situations ? Pour écrire véritablement la langue, ils doivent représenter des mots. Ce n’est pas suffisant : il faut aussi introduire des pictogrammes de grammaire, ce qui suppose d’identifier des opérations de grammaire, et de leur trouver une représentation visuelle interprétable.

Le logiciel présente la langue suivant une structure opérateur / opérande, en montrant bien comment les opérations diffèrent suivant les catégories syntaxiques.

Il implique des recherches sur la représentation des connaissances encodées par les mots, les catégorisations, la polysémie lexicale, les stratégies de lecture et d’écriture.

Contact
-  Maryvonne Abraham

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Date de dernière mise à jour : 1er juillet 2009, auteur : Marie-Laure Guénot.