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Plate-formes pour le traitement automatique des langues

2008 Volume 49 Numéro 2.

Direction : Patrice Enjalbert, Benoît Habert, Kalina Bontcheva.

English version of this call for papers.

THÈMES

La recherche en Traitement Automatique des Langues fait de plus en plus souvent appel à des infrastructures logicielles complexes. Faute de modélisation "intégrative" du langage, on en produit des modélisations régionales, partielles, et une plate-forme est le moyen de les articuler entre elles, de les faire coopérer ; de ce fait, il est souvent nécessaire d’assembler au sein d’un même processus des traitements et des ressources de natures et de provenances diverses, ce qui pose d’importants problèmes d’interopérabilité. D’un autre côté, la complexité croissante des modèles linguistiques demande des moyens de formalisation sophistiqués tandis que la généralisation d’une approche expérimentale sur des corpus larges et de formats variés impose également des contraintes fortes sur les outils mis en oeuvre.

Ces caractéristiques et exigences soulèvent de nombreuses questions(dernièrement discutées à l’occasion de la journée ATALA "Architectures logicielles pour articuler les traitements sur corpus" en février 2005) qui seront au centre de ce numéro thématique, autour de deux problématiques, interdépendantes et complémentaires, d’ordre architectural d’une part, et méthodologique de l’autre.

1) Questions architecturales

L’articulation de différents modules de traitement pose de nombreux problèmes d’interopérabilité et de coopération :
-  interopérabilité entre les formats de représentation des corpus, des ressources linguistiques, des documents et de leurs annotations, ainsi que leur standardisation éventuelle ;
-  compatibilité technique entre des traitements et des données hétérogènes : portabilité, disponibilité, maintenabilité, etc.
-  interfaces permettant aux utilisateurs informaticiens et/ou linguistes d’assembler des "briques" de traitement et de visualiser leur projection en corpus ;
-  traitement de la multimodalité et du multilinguisme ;
-  modèles d’architecture : pipeline, orientés agents, services WEB distribués... ; techniques permettant de réduire la propagation des erreurs dans les traitements en cascade ; performances comparées des différents types d’architectures ; résistance à la montée en charge (données massives, exploitations simultanées en ligne...).

2) Questions méthodologiques

La démarche scientifique qui consiste à projeter un certain modèle linguistique — ou un ensemble de modèles — sur un certain corpus, soulève en tant que telle différentes questions :
-  formalisation : quels formalismes employer pour les différents niveaux d’analyse linguistique ? Comment assurer leur interopérabilité ? Faut-il privilégier l’expressivité ou la complexité des algorithmes associés ?
-  capacités descriptives : comment assurer le caractère déclaratif d’un procédé de TAL complexe, depuis l’écriture des règles jusqu’à la spécification de l’enchaînement des traitements ? Peut-on envisager une convergence entre formalisations prescriptive (« opératoire ») et descriptive ?
-  reproductibilité : comment assurer la reproductibilité d’une expérience basée sur un procédé complexe ? Comment assurer le partage et la capitalisation des modèles opérationnels et des ressources ?
-  modularité des procédés : comment limiter les inter-dépendances entre les choix des différents composants d’un procédé complexe ? réutilisation/adaptation de ressources et de composants de traitement ; gestion des annotations multiples ;
-  évaluation : comment évaluer les performances d’un procédé composite ?
-  productivité théorique : l’articulation de différents modèles "régionaux" de la langue permet-elle de mettre en évidence et d’étudier de nouveaux phénomènes, à une échelle de complexité supérieure ?

La présentation d’expériences d’intégration de plateformes de TAL au sein d’architectures complexes à visée applicative (interfaces homme-machine, recherche et extraction d’information, constitution de termino/ontologies, traduction automatique, etc.) sera appréciée. La description de plate-formes spécifiques sera également intéressante dans la mesure où elle fera apparaître clairement les principes et hypothèses sous-jacentes de manière à contribuer à la réflexion générale.

LA REVUE

La revue TAL (Traitement Automatique des Langues) est une revue internationale éditée depuis 1960 par l’ATALA (Association pour le Traitement Automatique des Langues) avec le concours du CNRS. Elle est aujourd’hui publiée sous format électronique. Cela ne change aucunement son processus de relecture et de sélection.

LANGUE

Les articles sont écrits en français ou en anglais. Les auteurs francophones doivent soumettre leur article en français. Les autres auteurs peuvent soumettre leur article en anglais.

DATES IMPORTANTES

-  Tout de suite : Déclaration d’intention (facultative). Envoyez un mèl avec titre, auteurs, et résumé de 10 lignes à : tal-plateformes@info.unicaen.fr
-  11/02/2008 Nouvelle date limite de soumission.
-  11/04/2008 Première décision du comite de rédaction.
-  18/05/2008 Version révisée.
-  09/06/2008 Décision finale du comité de rédaction.
-  Septembre 2008 Parution.

SOUMISSION

Les articles (maximum 25 pages, format PDF) seront envoyés à l’adresse suivante : tal-plateformes@info.unicaen.fr

Les feuilles de style et les instructions aux auteurs sont disponibles en ligne sur le site de la revue.

RÉDACTEURS INVITÉS

-  Patrice ENJALBERT (University of Caen, France)
-  Benoît HABERT (ENS LSH & ICAR, France)
-  Kalina BONTCHEVA (University of Sheffield, United Kingdom)

COMITÉ DE LECTURE SPÉCIFIQUE

-  Jason BALDRIDGE (University of Texas Austin, USA)
-  Frédérik BILHAUT (Université de Caen, France)
-  Jean CARLETTA (University of Edinburgh, United Kingdom)
-  Farid CERBAH (Dassault Aviation, France)
-  Javier COUTO (INCO, Uruguay)
-  Robert DALE (Macquarie University, Australia)
-  François DAOUST (UQAM, Québec, Canada)
-  Thierry DECLERCK (DFKI, Germany)
-  Serge HEIDEN (ENS-LSH & ICAR, France)
-  Nancy IDE (Vassar College, New-York, USA & LORIA/CNRS, France)
-  Michel JACOBSON (LACITO, France)
-  Diana MAYNARD (University of Sheffield, United Kingdom)
-  Jean-Luc MINEL (MoDyCo, CNRS, France)
-  Sylvaine NUGIER (EDF, France)
-  Sébastien PAUMIER (Université de Marne-la-Vallée, France)
-  Etienne PETITJEAN (ATILF, France)
-  Thierry POIBEAU (LIPN-CNRS , France)
-  Laurent ROMARY (INRIA, France & MPG, Germany)
-  Vera Lucia STRUBE de LIMA (Pontifícia Universidade Católica do Rio Grande do Sul, Brasil)
-  Valentin TABLAN (University of Sheffield, United Kingdom)
-  John TAIT (IRF, Austria)

et le Comité de rédaction de la revue.

Appel à communications précédent de la revue : Varia, 30/11/2007.


Date de dernière mise à jour : 1er octobre 2008, auteur : Rédacteurs en chef.